Née au Mozambique en 1973, blonde et longiligne, la chanteuse de fado Mariza détonne dans ce milieu. Après dix ans de carrière, il est temps à présent pour cette élégante étoile de partager avec son public un fado traditionnel plus mûr et chevronné.
Son cinquième album solo, Fado tradicional, est basé sur les souvenirs d’enfance de Mariza, le quartier de Lisbonne où elle a grandi (la Mouraria) et les petites tavernes où elle a appris à chanter. Sur cet opus : le fado, seulement le fado, avec son trio de guitares (portugaise, acoustique, basse). Mariza a choisi les mélodies et les poèmes qu’elle avait l’habitude d’entendre dans la taverne de ses parents. Elle met sa voix au service d’un répertoire emprunté aux grands auteurs du passé et aussi à quelques jeunes plumes, comme le brillant guitariste et producteur Diogo Clemente.
Le 21 avril dernier, la scène de Pleyel, à Paris, s’est transformée en casa de fado typique du quartier de l’Alfama, à Lisbonne ! Un décor conçu par l’architecte américain Frank Gehry.
Celle qui incarne la nouvelle génération du fado lisboète, libre et fidèle au genre, a interprété ses nouvelles chansons, ajoutant à son fado le trait contemporain et la vision personnelle qui la caractérisent. Un show spectaculaire, un rituel recueilli.
Tags:Diogo Clemente, fado, Fado tradicional, Mariza


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